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Resume

FAITS SAILLANTS

Compte tenu d’un certain nombre de changements depuis le rapport de novembre, les prévisions de production mondiale en 2021/22 toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) sont abaissées de 1 million de tonnes, à 2.286 millions, car des réductions pour le maïs (principalement en Amérique du Sud), l’avoine, l’orge et le seigle font plus qu’absorber une hausse pour le blé (impulsée par l’Australie et l’Argentine). En tenant compte des réductions formulées pour l’utilisation dans l’alimentation pour animaux et les usages industriels, les estimations de consommation reculent de 3 millions de tonnes, à 2.287 millions. Les stocks de clôture en 2021/22 (cumul des campagnes locales respectives de commercialisation) sont estimés en légère baisse d’une année sur l’autre, à 601 millions de tonnes. En lien avec des hausses modestes pour toutes les principales céréales, les échanges mondiaux (juillet-juin) font 2 millions de tonnes de plus que précédemment, à 423 millions.

Les prévisions initiales du Conseil pour l’offre et la demande de blé en 2022/23 comprennent une projection qui envisage la quatrième hausse consécutive de la production mondiale et la hisse à un nouveau record. Comme la consommation est également jugée atteindre un nouveau sommet, les stocks mondiaux sont estimés ne guère changer d’une année sur l’autre, et les stocks de report des exportateurs devraient rester plus petits que la moyenne. En supposant une amélioration de la production dans certains pays, les échanges mondiaux devraient se replier par rapport au record de la campagne actuelle.

Pour traduire l’impact d’un temps sec et très chaud sur les perspectives de récolte en Amérique du Sud, les prévisions du Conseil concernant la production mondiale de soja en 2021/22 sont sapées de 12 millions de tonnes par rapport à novembre, et tombent à 368 millions, à peine supérieure au chiffre de l’an dernier. La forte réduction des disponibilités mondiales se traduit par une détérioration des perspectives de consommation – qui devraient tout de même atteindre un nouveau pic – et des inventaires. L’essentiel de l’ajustement à la baisse dans les prévisions de stocks intervient chez les principaux exportateurs, à savoir le Brésil et l’Argentine. Les échanges (octobre-septembre) sont projetés en légère baisse par rapport à novembre, à 167 millions de tonnes (+4 %).

Sur la base de chiffres réduits pour les producteurs asiatique, les perspectives du Conseil pour la production mondiale de riz en 2021/22 sont rognées de 2 millions de tonnes, à 511 millions (+1 %). Comme la consommation est étêtée – même si elle est jugée rester à un nouveau pic – les prévisions de stocks mondiaux sont abaissées de 1 million de tonnes, à 183 millions (181 millions). La demande mondiale à l’importation en 2022 (janvier-décembre) ne devrait guère changer par rapport à précédemment, ce qui représente une contraction marginale d’une année sur l’autre par rapport au record de l’année précédente.

L’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) progresse de 3 % par rapport à la mi-novembre, car des valeurs plus fermes pour le soja et le maïs font plus que compenser des replis pour le blé et l’orge.

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VUE D’ENSEMBLE

Malgré une météo agricole difficile en certaines parties du monde, le total de la production de céréales devrait atteindre un record absolu en 2021/22 et est jugé faire 71 millions de tonnes de plus que l’an dernier, à 2.286 millions, y compris des records pour le maïs et le blé. La consommation mondiale est également jugée à un nouveau pic, avec des gains d’une année sur l’autre pour l’alimentation animale (+33 millions de tonnes), l’alimentation humaine (+10 millions) et les usages industriels (+10 millions). Les stocks mondiaux sont jugés fléchir légèrement d’une année sur l’autre, la cinquième contraction consécutive. Malgré une accélération des expéditions de blé et de sorgho, un recul des échanges de maïs, d’orge et d’avoine pourrait limiter le total des volumes d’échanges à 423 millions de tonnes (-1 %).

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Comme une plus grosse moisson aux Etats-Unis compense des récoltes vraisemblablement plus petites dans l’hémisphère Sud, la production mondiale de soja en 2021/22 est estimée en légère hausse d’une année sur l’autre, à 368 millions de tonnes. Face à de nouveaux gains en Asie et chez les trois ténors, la consommation mondiale devrait atteindre un nouveau pic, la hausse de la demande étant en partie liée à la précarité de l’offre d’autres options, notamment le colza/canola. Les stocks devraient reculer de 6 % d’une année sur l’autre, à 52 millions de tonnes, y compris une réduction des réserves des exportateurs. Etayés par la demande asiatique, les échanges devraient croître de 4 % d’une année sur l’autre, à 167 millions de tonnes.

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Les échanges mondiaux de riz en 2021 (janvier-décembre) sont placés à un record de 50 millions de tonnes (+13 %), qui découle d’une forte augmentation des livraisons à l’Asie, y compris au Bangladesh, à la Chine et au Viet Nam, ainsi qu’à l’Afrique. La production mondiale en 2021/22 est estimée à 511 millions de tonnes, en légère hausse d’une année sur l’autre et un nouveau pic du fait des plus grosses moissons chez les producteurs asiatiques. En lien avec des gains de l’utilisation pour l’alimentation humaine impulsés par l’essor démographique, la consommation devrait atteindre un pic, tandis que les inventaires sont jugés se hisser à un nouveau sommet, y compris une augmentation chez les principaux exportateurs, surtout l’Inde. Après la forte hausse d’une année sur l’autre enregistrée l’an dernier, les échanges pourraient s’orienter à la baisse en 2022.

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RESUME DU MARCHE

Dopé par des gains nets des prix à l’exportation des cultures en ligne, le GOI du CIC a gagné 3 % sur la période depuis le GMR de novembre.

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Le sous-indice blé du GOI du CIC a reculé de 6 %, chutant à son plus bas niveau en près de trois mois, du fait de pressions qui découlent principalement des attentes de récoltes exceptionnelles dans l’hémisphère Sud.

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Soutenu par des craintes toujours plus vives de dégâts causés par la sécheresse en divers points d’Amérique du Sud, le sous-indice maïs du GOI du CIC a progressé de 4 % nets.

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Le sous-indice riz du GOI du CIC est globalement inchangé, de modestes pertes en décembre étant pour l’essentiel gommées ces dernières semaines.

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Face à des inquiétudes de plus en plus tenaces concernant la détérioration des perspectives de récolte dans l’hémisphère Sud, le sous-indice soja du GOI du CIC a gagné 9 % depuis la mise à jour de novembre.