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Resume

FAITS SAILLANTS

Les perspectives de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2019/20 sont relevées de 5 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.162 millions, principalement du fait d’une révision à la hausse pour le maïs. Pour traduire des rendements meilleurs que prévu, mais des superficies moissonnées légèrement inférieures aux attentes, les perspectives de récolte de maïs aux Etats-Unis sont majorées de 3 millions de tonnes, à 345 millions (366 millions l’an dernier). Avec des chiffres en hausse sur le mois dernier pour l’UE et l’Ukraine, la moisson mondiale d’orge est désormais estimée à un record. A 2.188 millions de tonnes, en hausse de 1 % d’une année sur l’autre, la projection de consommation totale de céréales fait 4 millions de plus que le mois dernier, l’essentiel de l’ajustement concernant le maïs. Les changements apportés au maïs et à l’orge ajoutent environ 2 millions de tonnes à la projection de stocks de report de céréales, mais les stocks mondiaux devraient tout de même se contracter pour la troisième année consécutive. Le chiffre relatif aux échanges fait 0,8 million de tonnes de plus d’un mois sur l’autre en raison des hausses formulées pour le maïs et le sorgho.

Les superficies mondiales sous blé pour la moisson 2020/21 devraient croître de 1 % d’une année sur l’autre, à 218 millions d’hectares. Le temps humide a interrompu les travaux d’automne en certains points de l’UE, tout particulièrement au Royaume-Uni et en France. La sécheresse fait que les cultures récemment ensemencées en Ukraine sont bien mal établies à l’approche de l’hiver et un recul notable des superficies est signalé. En revanche, les superficies à moissonner en Russie devraient augmenter. Les semis aux Etats-Unis sont quasiment terminés, les superficies plantées étant proches de leurs plus bas historiques. La sole mondiale de colza est estimée en hausse de près de 3 % d’une année sur l’autre, y compris des gains dans l’UE et la région Mer Noire.

Les perspectives de production mondiale de soja avancées par le Conseil pour 2019/20 sont maintenues à un pic de 341 millions de tonnes, la baisse de 5 % d’une année sur l’autre s’expliquant essentiellement par un effondrement de la production américaine. La consommation est jugée plus ou moins inchangée par rapport au mois dernier mais, du fait d’un chiffre plus élevé des stocks d’ouverture, les stocks de report sont relevés de 3 millions de tonnes, à 35 millions. Cela fait tout de même presque un tiers de moins que l’an dernier, essentiellement du fait d’un recul prononcé aux Etats-Unis. Comme une modeste hausse attendue des livraisons à la Chine compense les réductions prévues ailleurs, la projection d’échanges est maintenue à 151 millions de tonnes, stable par rapport à l’an dernier.

En grande partie pour refléter la lenteur persistante des expéditions par l’Inde et la Thaïlande, les perspectives d’échanges mondiaux de riz en 2019 sont rognées de 1,0 million de tonnes d’un mois sur l’autre, à 43,5 millions, un repli de 6 % d’une année sur l’autre. La production mondiale en 2019/20 est estimée à 500 millions de tonnes, guère changée d’une année sur l’autre. Et comme la consommation est légèrement plus élevée qu’en octobre, les inventaires mondiaux sont relevés de 1 million de tonnes d’un mois sur l’autre, à un record de 180 millions, un gain de 6 millions d’une année sur l’autre. Les projections d’échanges en 2020 sont légèrement rognées, mais à 45,4 millions de tonnes, cela représenterait une reprise modérée.

L’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) a perdu 1 % depuis le dernier GMR, y compris des replis pour le blé, le soja et le riz, mais une hausse pour le maïs.

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VUE D’ENSEMBLE

A 2.162 millions de tonnes, la production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2019/20 devrait croître de 1 % d’une année sur l’autre car de plus grosses récoltes de blé et d’orge (un record) absorbent un repli dans le cas du maïs. La meilleure moisson mondiale devrait presque compenser les stocks d’ouverture les plus faibles en trois campagnes, pour laisser l’offre globale en très léger repli par rapport à l’an dernier. Le total de la consommation de céréales devrait grimper à un nouveau pic de 2.188 millions de tonnes (+1 % d’une année sur l’autre), y compris des gains pour l’alimentation humaine, l’alimentation animale et les usages industriels. Les stocks mondiaux de céréales devraient se contracter de 26 millions de tonnes, à 594 millions, son plus bas niveau en cinq ans. Le repli est presque entièrement lié à un recul des inventaires de maïs (39 millions de tonnes d’une année sur l’autre), y compris des réductions aux Etats-Unis (-7 millions), en Chine (-21 millions) et dans l’UE (-2 millions). Les stocks de report de blé pourraient être les plus volumineux de tous les temps mais l’augmentation intervient principalement en Chine et en Inde, alors que le total des inventaires chez les principaux exportateurs pourrait ne guère évoluer d’une année sur l’autre. Les échanges (juillet-juin) de céréales devraient atteindre un nouveau record absolu de 375 millions de tonnes (+3 % d’une année sur l’autre), y compris de plus grosses expéditions de blé, de maïs, d’orge, de sorgho et d’avoine.

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Comme la plus petite moisson américaine en six campagnes n’est qu’à peine compensée par des récoltes peut-être plus grosses ailleurs, y compris au Brésil, la production mondiale de soja en 2019/20 est jugée se contracter de 5 % d’une année sur l’autre, à 341 millions de tonnes. Des gains modestes dans l’alimentation animale, l’alimentation humaine et la demande industrielle en Asie et sur le continent américain en particulier devraient propulser la consommation à un nouveau sommet ; toutefois, à 2 %, la croissance d’une année sur l’autre sera bien timide par rapport aux années précédentes. Essentiellement du fait d’un amenuisement des stocks américains, les stocks de report devraient se contracter d’un tiers d’une année sur l’autre, à 35 millions de tonnes. Avec de plus grosses livraisons à la Chine et une poignée d’autres marchés qui compensent des expéditions moindres à l’Amérique du Sud, les échanges ne devraient guère évoluer d’une année sur l’autre, à 151 millions de tonnes.

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Du fait de la faible demande de plusieurs clients asiatiques qui n’est qu’en partie compensée par un léger raffermissement de l’intérêt acheteur des importateurs en Afrique subsaharienne, les échanges mondiaux de riz en 2019 (janvier-décembre) sont jugés reculer de 6 % d’une année sur l’autre, à 43,5 millions de tonnes. En conséquence, les ventes de l’Inde et de la Thaïlande devraient se contracter. En revanche, les exportations de la Chine devraient afficher une forte croissance d’une année sur l’autre du fait des plus grosses livraisons à l’Afrique. La production mondiale devrait être plus ou moins stable d’une année sur l’autre en 2019/20 car des récoltes moindres en Inde et en Chine sont compensées par des gains ailleurs, alors que l’augmentation chez les principaux producteurs pourrait hisser les inventaires à un nouveau pic. Les échanges devraient se redresser mais ils resteront en deçà de leurs sommets passés.

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RESUME DU MARCHE

Le GOI du CIC s’est orienté à la baisse en novembre car des cotations plus fermes du maïs à l’exportation ont été contrées par la faiblesse des prix du blé, du soja et du riz.

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Avec des prix mondiaux comprimés par l’ampleur des disponibilités, le sous-indice blé du GOI du CIC a perdu 3 % par rapport au GMR d’octobre.

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Les gains nets des cotations sud-américaines, en lien avec la fermeté soutenue de la demande à l’exportation, ont fait plus que compenser un repli des prix aux Etats-Unis, relevant de 2 % le sous-indice maïs du GOI du CIC par rapport au mois dernier.

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Le sous-indice riz du GOI du CIC a fléchi de 1 %. L’activité du marché a été généralement terne car les acheteurs attendaient les disponibilités nouvelle récolte en provenance de l’Inde et de la Thaïlande.

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Avec des replis modestes à toutes les origines principales, le sous-indice soja du GOI du CIC a perdu environ 2 % durant novembre.