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Resume

FAITS SAILLANTS

Les perspectives de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2020/21 sont rognées de 7 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.219 millions, un ajustement à la baisse de 10 millions pour le maïs n’étant qu’en partie compensé par des hausses formulées pour les autres grains. Les perspectives réduites pour la production mondiale de maïs sont principalement liées à des réductions avancées pour l’UE, l’Ukraine et les Etats-Unis. A 2.221 millions de tonnes, les prévisions de consommation mondiale sont en repli de 2 millions d’un mois sur l’autre ; l’utilisation accrue des autres céréales dans l’alimentation animale compense une projection plus faible pour l’affouragement en maïs, mais les usages industriels mondiaux et autres usages résiduels de céréales sont tous revus à la baisse par rapport au mois dernier. Suite à une réduction de 3 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 616 millions, les stocks mondiaux sont désormais estimés accuser un repli pour la quatrième année consécutive, car une nouvelle baisse pour le maïs l’emporte sur les hausses formulées pour les autres grains. En grande partie du fait d’une hausse des expéditions de maïs par rapport aux attentes, les prévisions d’échanges mondiaux de céréales (juillet-juin) sont dopées de 6 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à un record de 409 millions. Les prévisions d’importations du maïs par la Chine sont fortement relevées, mais on note des baisses pour l’UE et le Mexique. Les exportations de maïs aux Etats-Unis ont été révisées à la hausse pour atteindre un record absolu, alors que les expéditions de l’Ukraine tombent à leur plus bas niveau en trois ans.

Pour traduire des détériorations aux Etats-Unis et en Argentine, les prévisions de production mondiale de soja en 2020/21 sont rognées de 5 millions de tonnes supplémentaires d’un mois sur l’autre, à 365 millions, ce qui représente tout de même un gain de 8 % d’une année sur l’autre et un nouveau pic. Le repli net du total de l’offre par rapport au mois dernier se répercute sur une baisse des perspectives de consommation et de stocks, l’essentiel de la réduction des inventaires d’un mois sur l’autre et d’une année sur l’autre étant lié à une contraction aux Etats-Unis. En partie en lien avec une estimation majorée pour l’année précédente, le chiffre d’échanges est relevé à 168 millions de tonnes, en léger repli d’une année sur l’autre.

A 503 millions de tonnes, les prévisions du Conseil concernant la production mondiale de riz en 2020/21 sont rognées par rapport au mois dernier mais elles feraient tout de même 1 % de plus d’une année sur l’autre et atteindraient un nouveau pic, principalement du fait de gains chez les principaux exportateurs. La baisse de la production est compensée par un chiffre plus élevé pour les stocks d’ouverture, ce qui laisse les disponibilités, la consommation et les stocks de report plus ou moins inchangés d’un mois sur l’autre. Les projections d’échanges mondiaux en 2021 sont maintenues à 45 millions de tonnes, en hausse de 3 millions d’une année sur l’autre du fait des livraisons peut-être plus grosses à divers marchés africains.

Avec des gains pour tous ses composants hormis le blé, et celui-ci n’affichant d’ailleurs qu’un repli minime, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) a gagné 4 % d’un mois sur l’autre. Les prix moyens à l’exportation pour le soja ont été nettement plus élevés.

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VUE D’ENSEMBLE

A 2.219 millions de tonnes, la production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2020/21 est estimée gagner 33 millions sur l’an dernier. Bien que les attentes concernant la moisson mondiale de maïs se soient détériorées ces derniers mois, elle devrait tout de même atteindre un record absolu, à 1.146 millions de tonnes (+22 millions d’une année sur l’autre), avec des récoltes records qui sont aussi attendues pour le blé et l’orge. La consommation toutes céréales confondues devrait croître de 28 millions de tonnes d’une année sur l’autre, à 2.221 millions, sous l’effet d’une plus forte utilisation de maïs (+16 millions), de blé (+6 millions) et de sorgho (+3 millions). De nouveaux pics de l’utilisation mondiale pour l’alimentation humaine et animale sont envisagés, alors qu’un redressement qui ne serait que partiel par rapport au repli de ces dernières campagnes est attendu pour les usages industriels, principalement en lien avec la demande timide de transformation de maïs pour la fabrication d’éthanol. Les stocks mondiaux de céréales devraient reculer pour la quatrième année consécutive, à leur plus bas niveau en cinq campagnes de 616 millions de tonnes (-2 millions d’une année sur l’autre), entièrement du fait d’une réduction formulée pour le maïs (-23 millions). L’essentiel de la contraction des stocks de maïs d’une année sur l’autre intervient en Chine et aux Etats-Unis. Des augmentations des stocks sont attendues pour d’autres céréales, y compris le blé (+13 millions de tonnes, à un niveau record), l’orge (+4 millions) et l’avoine (+2 millions). Les échanges mondiaux toutes céréales confondues devraient augmenter de 15 millions de tonnes d’une année sur l’autre, à un nouveau pic de 409 millions, y compris la douzième augmentation annuelle consécutive des expéditions de maïs, des échanges records de blé et un pic de quatre ans pour le sorgho.

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La production mondiale de soja est estimée se redresser à un record de 365 millions de tonnes (+8 % d’une année sur l’autre) en 2020/21 du fait d’une plus grosse moisson aux Etats-Unis, conjuguée à des attentes de meilleures récoltes sud-américaines. La consommation mondiale est jugée croître de 5 % d’une année sur l’autre grâce à des gains en Asie, principalement en Chine – où la hausse des effectifs porcins et l’accroissement de la production de volailles sont estimés doper la demande de tourteaux de soja – et sur le continent américain, où la transformation par l’Argentine est censée se redresser. Comme une forte baisse aux Etats-Unis n’absorbe qu’en partie les hausses enregistrées ailleurs, y compris au Brésil et en Chine, les stocks de report mondiaux devraient se contracter. Après avoir explosé l’année précédente, les échanges pourraient s’orienter à la baisse en 2020/21 car des achats volumineux par la Chine tranchent avec une petite baisse possible des livraisons à des marchés relativement modestes, en raison des meilleures disponibilités et des prix internationaux élevés.

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Malgré la faiblesse de la demande et la perturbation des flux d’exportations plus tôt dans l’année en raison de l’impact de la pandémie de COVID-19, les échanges mondiaux de riz en 2020 (janvier-décembre) ne devraient être qu’à peine plus bas que l’an dernier. Ceci s’explique par des expéditions supérieures aux attentes durant la deuxième partie de la campagne, surtout par l’Inde. La consommation en 2019/20 devrait atteindre un nouveau pic, avec des gains impulsés par l’élargissement des programmes publics d’assistance alimentaire en Inde, alors que les inventaires de fin de campagne pourraient être plus ou moins inchangés d’une année sur l’autre. La production en 2020/21 devrait croître de 6 millions de tonnes par rapport à l’an dernier, à un pic de 503 millions, y compris de plus grosses récoltes chez les principaux exportateurs. L’utilisation mondiale pourrait continuer de croître du fait de l’essor démographique, alors que l’augmentation des stocks pourrait se poursuivre. Les échanges en 2021 devraient se redresser de 6 % d’une année sur l’autre, à 45 millions de tonnes, du fait des attentes d’une demande plus ferme de la part des importateurs d’Afrique subsaharienne.

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RESUME DU MARCHE

Du fait d’une embellie du soja, le GOI du CIC a grimpé de 4 % d’un mois sur l’autre, à son plus haut niveau en six campagnes.

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Le sous-indice blé du GOI du CIC n’a guère évolué d’un mois sur l’autre. Etayés par l’effet boule de neige des cultures en ligne et par des perspectives de production incertaines pour 2021/22, les cours moyens à l’exportation sont restés proches de leur plus haut niveau en plus de cinq ans.

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Dopé par une contraction des perspectives de l’offre et la demande, le sous-indice maïs du GOI du CIC a affiché une légère hausse au cours des quatre dernières semaines, avec une certaine consolidation après les gains très marqués du mois dernier.

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Le sous-indice riz du GOI du CIC s’est raffermi en novembre, légèrement soutenu par la fermeté de la devise thaïe et par les retards dus aux pluies subis par la moisson au Viet Nam.

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Comme le sentiment du marché est dopé par la fermeté de l’intérêt à l’exportation et par des craintes latentes concernant la météo en Amérique du Sud, le sous-indice soja du GOI du CIC a bondi de 7 %, à son plus haut niveau depuis le milieu de 2014.