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Resume

FAITS SAILLANTS

Les perspectives de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2019/20 sont abaissées de 8 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 2.148 millions, du fait de dégradations formulées pour le blé (y compris dans l’UE, en Russie et au Canada), le maïs (Chine) et le sorgho (Etats-Unis). Des ajustements de la consommation (surtout pour le blé, le maïs et le sorgho) enlèvent près de 3 millions de tonnes aux projections de la demande, mais l’utilisation devrait tout de même grimper de 1 % d’une année sur l’autre à un nouveau pic de 2.184 millions de tonnes. Les prévisions de stocks mondiaux (cumul des campagnes locales respectives de commercialisation) sont abaissées de 3 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, car une réduction pour le blé est en partie absorbée par une hausse pour le maïs. A 370 millions de tonnes (+1 % d’une année sur l’autre), les projections d’échanges n’évoluent guère d’un mois sur l’autre ; un chiffre moindre pour les expéditions de blé est plus ou moins compensé par une hausse dans le cas du maïs.

Sur la base d’un ralentissement des livraisons à la Chine, les prévisions du Conseil pour les échanges mondiaux de soja en 2018/19 sont légèrement écornées, à 150 millions de tonnes, un repli de 2 % d’une année sur l’autre. Pour traduire un ajustement des données des Etats-Unis, la projection de production mondiale en 2019/20 est légèrement abaissée d’un mois sur l’autre, à 348 millions de tonnes (-4 % d’une année sur l’autre). Et comme la consommation est révisée à la hausse sur le mois dernier, les stocks sont rognés à 44,0 millions de tonnes (-20 % d’une année sur l’autre), y compris des inventaires de 26,7 millions de tonnes chez les principaux exportateurs (-26 %). La demande mondiale à l’importation est hypothétiquement jugée se hisser à 151 millions de tonnes.

Le bilan de l’offre et la demande mondiales de riz en 2018/19 n’évolue guère d’un mois sur l’autre, la production, l’utilisation et les stocks étant jugés attendre de nouveaux pics. Une petite détérioration des perspectives pour la récolte principale (kharif) de l’Inde est essentiellement compensée par des ajustements ailleurs, ce qui laisse la production mondiale 2019/20 plus ou moins stable d’un mois sur l’autre, à 503 millions de tonnes, en hausse de 4 millions sus l’an dernier. Comme la consommation est légèrement érodée, les stocks de report mondiaux sont maintenus à un pic de 162 millions de tonnes (157 millions), y compris 99 millions en Chine.

Malgré quelques incertitudes concernant les perspectives des marchés mondiaux, l’Indice des céréales et des oléagineux (GOI) du CIC a perdu 2 % depuis le dernier GMR, comprimé par la hausse saisonnière des disponibilités.

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VUE D’ENSEMBLE

Après la détérioration de ce mois-ci, la production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2019/20 ne devrait être que légèrement plus grosse que l’an dernier, à 2.148 millions de tonnes. Néanmoins, la récolte mondiale de blé est estimée à un record, alors que celle de maïs est placée au deuxième plus gros volume jamais enregistré et celle d’orge est la plus grosse en dix ans. Comme les stocks étaient plus petits au début de la campagne, l’offre globale de céréales devrait tomber à son plus bas niveau en quatre ans. La consommation est jugée atteindre un nouveau pic de 2.184 millions de tonnes ((+1 % d’une année sur l’autre), y compris des gains pour l’alimentation humaine, l’alimentation animale et les usages industriels. Une troisième contraction successive des stocks mondiaux est attendue à la fin de 2019/20, et l’amenuisement devrait s’accélérer pour tomber à 36 millions de tonnes. Ce chiffre traduit entièrement une contraction des inventaires de maïs (-50 millions de tonnes d’une année sur l’autre), alors que les stocks de report des autres céréales devraient augmenter, y compris ceux de blé (+9 millions) et d’orge (+3 millions). Le repli anticipé des stocks de maïs est axé sur la Chine (-26 millions de tonnes d’une année sur l’autre), pour lesquels les postulats de l’offre et la demande sont très hypothétiques. Ayant plus d’importance pour le marché mondial, les stocks de report de maïs aux Etats-Unis devraient se contracter de 18 millions de tonnes d’une année sur l’autre, à leur plus bas niveau en six ans. Les échanges mondiaux de céréales devraient grimper de 1 % d’une année sur l’autre ; les expéditions de blé, d’orge, de sorgho et d’avoine devraient augmenter, mais on mise sur le premier repli des échanges de maïs en 11 ans, du fait notamment d’une réduction des achats par l’UE.

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Avec de plus grosses récoltes rentrées en Argentine et aux Etats-Unis en particulier, la production mondiale de soja a atteint un record de 363 millions de tonnes en 2018/19, soit un gain de 22 millions d’une année sur l’autre. Malgré une utilisation réduite en Chine, les hausses ailleurs devraient propulser la consommation à un nouveau sommet, alors que les stocks sont jugés augmenter fortement, à un pic de 55 millions de tonnes, car la contraction de la demande à l’exportation donne lieu à une augmentation notable aux Etats-Unis. Les échanges mondiaux devraient reculer à 150 millions de tonnes (-2 %) car un repli des expéditions à la Chine l’emporte sur de plus gros achats par d’autres pays. Essentiellement du fait des attentes d’une plus petite moisson aux Etats-Unis, la production mondiale est hypothétiquement jugée en repli de 4 % d’une année sur l’autre en 2019/20, à 348 millions de tonnes. Comme la consommation va probablement encore augmenter, à un taux toutefois inférieur à la tendance, les stocks de report pourraient accuser un repli marqué, à 44 millions de tonnes (-20 %), principalement du fait d’une contraction chez les principaux exportateurs. Les échanges devraient légèrement augmenter d’une année sur l’autre, à 151 millions de tonnes.

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En lien avec des gains en Asie, la récolte mondiale de riz en 2018/19 est estimée à un pic de 499 millions de tonnes, une hausse de 4 millions d’une année sur l’autre, la consommation affichant une progression du fait d’une offre abondante et de l’essor démographique. Toutefois, les échanges devraient reculer en 2019 car les consommateurs asiatiques ont moins acheté, les livraisons à la Chine affichant peut-être une contraction de l’ordre de 20 % d’une année sur l’autre, leur plus bas niveau en six ans. La production est provisoirement placée à un pic de 503 millions de tonnes en 2019/20 du fait d’un accroissement des superficies en Asie, la hausse des disponibilités étant répercutée sur une utilisation et des stocks records. Les volumes négociés pourraient se redresser en 2020 du fait d’un essor des expéditions à l’Afrique.

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RESUME DU MARCHE

Après trois gains mensuels consécutifs, le GOI du CIC a fléchi de 2 % en juillet, comprimé par une hausse saisonnière des disponibilités et une vive concurrence à l’exportation.

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Écrasé par la pression saisonnière de la moisson et une demande générale en berne, le sous-indice blé du GOI du CIC a perdu 5 % depuis le dernier GMR.

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Du fait d’un intérêt acheteur étranger timide et devant l’ampleur des disponibilités spot en Amérique du Sud, le sous-indice maïs du GOI du CIC a perdu 4 % d’un mois sur l’autre.

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Le sous-indice riz du GOI du CIC a grimpé de 1 % depuis la fin du mois de juin, les marchés au Viet Nam et aux Etats-Unis étant légèrement confortés par de récents contrats à l’exportation.

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Le sous-indice soja du GOI du CIC s’est orienté à la baisse du fait des fondamentaux baissiers de l’offre et la demande, sous l’effet notamment de la faiblesse des cours aux origines sud-américaines.