English | Français | Español | русский
igc logoLog in

Resume

FAITS SAILLANTS

A 2.159 millions de tonnes, les prévisions de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2019/20 sont inchangées d’un mois sur l’autre, car une augmentation de 3 millions du chiffre avancé pour l’orge (principalement pour la Russie et la Syrie) est compensée par des réductions pour le maïs, le sorgho, le blé et l’avoine. Du fait des conditions météo défavorables, les perspectives de production de céréales en Australie ont été révisées à la baisse à raison de 3 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, essentiellement du fait d’une dégradation des chiffres avancés pour le blé et le sorgho. Après une révision à la hausse de 2 millions de tonnes pour le blé, le total de la récolte de céréales dans l’UE est placé à son plus haut niveau en quatre ans. Comme les prévisions de consommation sont inchangées d’un mois sur l’autre, la hausse de 3 millions de tonnes des projections de stocks de report mondiaux (cumul des campagnes locales respectives de commercialisation) à 601 millions traduit des estimations de stocks d’ouverture supérieures aux attentes, notamment aux Etats-Unis (principalement en maïs) et au Canada (blé). Les prévisions d’échanges 2019/20 (juillet-juin) sont identiques au mois dernier, à 370 millions de tonnes, en hausse de 1 % d’une année sur l’autre.

Les chiffres pour l’offre et la demande de soja en 2018/19 sont globalement inchangés d’un mois sur l’autre, avec une forte augmentation aux Etats-Unis jugée donner lieu à des stocks de report records, en hausse de 10 millions de tonnes d’une année sur l’autre à 54 millions. Comme de modestes détériorations formulées pour les Etats-Unis et l’Argentine ne sont qu’en partie compensées par des augmentations ailleurs, la projection de production mondiale en 2019/20 est rognée de 2 millions de tonnes, à 342 millions, en repli de 6 % d’une année sur l’autre. Avec une consommation légèrement relevée d’un mois sur l’autre, les stocks de report sont abaissés de 3 millions de tonnes, à 38 millions, la contraction de près d’un tiers d’une année sur l’autre découlant de l’effondrement des inventaires américains. A 150 millions de tonnes, les échanges mondiaux devraient croître de 1 million d’une année sur l’autre.

Les fondamentaux mondiaux du riz en 2018/19 ne sont guère changés par rapport au mois d’août, la production, la consommation et les stocks étant tous jugés atteindre des records absolus. Du fait d’une réduction marginale sur le mois dernier, la production mondiale en 2019/20 est estimée stable d’une année sur l’autre, à un pic de 500 millions de tonnes. L’essor démographique va une fois de plus être le principal moteur de la demande car la consommation progresse et, comme l’offre devrait être dopée par de gros stocks d’ouverture, les inventaires cumulés de fin de campagne devraient grimper de 2 % d’une année sur l’autre, à 178 millions de tonnes. Les volumes échangés pourraient se redresser en 2020 du fait d’une demande plus ferme de la part des acheteurs d’Afrique.

L’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) a gagné 1 % depuis le dernier GMR, car une hausse des cotations à l’exportation pour le blé et le maïs n’est qu’en partie compensée par des diminutions pour le soja et le riz.

(see chart)

(see chart)

VUE D’ENSEMBLE

A 2.159 millions de tonnes, la production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2019/20 devrait croître de 1 % d’une année sur l’autre et devrait être la deuxième plus grosse récolte jamais enregistrée. La moisson de blé devrait atteindre un nouveau pic (+30 millions de tonnes d’une année sur l’autre) et celle d’orge devrait grimper à son plus haut niveau en 11 ans (+14 millions), mais la récolte de maïs devrait reculer (-31 millions). La hausse de la production est entièrement absorbée par des stocks d’ouverture plus tendus, ce qui laisse l’offre mondiale inchangée par rapport à l’an dernier. La consommation toutes céréales confondues est jugée croître de 1 % d’une année sur l’autre, à 2.186 millions de tonnes, du fait de l’accroissement de l’affouragement en blé et en orge. Des disponibilités abondantes de ces céréales à prix compétitifs brident la demande d’autres ingrédients, y compris le maïs. Une troisième contraction consécutive des stocks mondiaux est envisagée, à 601 millions de tonnes (en repli de 26 millions d’une année sur l’autre), tandis qu’une nouvelle diminution des stocks de report de maïs (à leur plus bas niveau en six ans) absorbe les hausses pour le blé (à un record) et l’orge (à un pic de dix ans). Les échanges mondiaux (juillet-juin) sont jugés grimper de 1 % d’une année sur l’autre, à 370 millions de tonnes, principalement du fait des plus grosses expéditions de blé et d’orge.

(see chart)

Dans une campagne de production record, les stocks de report mondiaux de soja en 2018/19 sont estimés atteindre un pic de 54 millions de tonnes (44 millions), y compris des stocks américains qui font plus que doubler. Du fait d’un effondrement de la récolte américaine, la production mondiale en 2019/20 devrait se contracter de 6 % d’une année sur l’autre, à 342 millions de tonnes. Néanmoins, comme les travaux des champs ne font que commencer en Amérique du Sud, avec des perspectives de superficies en Argentine particulièrement incertaines, les pronostics restent hypothétiques. Comme de modestes gains en Asie et chez les principaux exportateurs propulsent la consommation à un nouveau pic, les inventaires devraient se resserrer sensiblement, les stocks de report aux Etats-Unis pouvant même régresser de près de 40 % par rapport à l’an dernier. La demande mondiale à l’importation devrait croître à un niveau inférieur à la normale de 1 % d’une année sur l’autre.

(see chart)

Les échanges mondiaux de riz en 2019 sont estimés reculer de 4 % d’une année sur l’autre car une chute prononcée des livraisons à l’Extrême-Orient – y compris à des marchés clés comme l’Indonésie et la Chine – n’est qu’en partie compensée par de plus grosses expéditions à l’Afrique. En s’appuyant sur les gains de la campagne précédente, les projections suggèrent une production, une utilisation totale et des stocks records en 2019/20. Comme on mise sur une hausse probable en Chine et chez les principaux exportateurs, les inventaires cumulés devraient grimper de 4 millions de tonnes d’une année sur l’autre, à un pic de 178 millions. La demande mondiale à l’importation pourrait se redresser en 2020 du fait d’une recrudescence des livraisons à l’Afrique subsaharienne. Comme la Chine devrait une fois encore se révéler un exportateur féroce sur les marchés africains, les expéditions par l’Inde et la Thaïlande vont probablement diminuer par rapport à leurs pics antérieurs.

(see chart)

RESUME DU MARCHE

Impulsé par des gains dans le cas du blé et du maïs, le GOI du CIC s’est légèrement consolidé après les lourdes pertes des deux mois précédents, pour grimper de 1 % d’un mois sur l’autre.

(see chart)

(see chart)

Le sous-indice blé du GOI du CIC a affiché un gain net de 6 %. Les replis initiaux, en lien avec de grosses disponibilités mondiales, ont par la suite été contrés par une série de nouveaux appels d’offres à l’exportation et une recrudescence des craintes pour les perspectives de récolte en Amérique du Nord.

(see chart)

Après avoir reculé à son plus bas niveau en plus de dix ans durant le mois, le sous-indice maïs du GOI du CIC s’est par la suite raffermi, gagnant 2 % nets d’un mois sur l’autre, pour répondre à la fermeté des autres marchés et aux risques latents pour les perspectives de production aux Etats-Unis.

(see chart)

Le sous-indice riz du GOI du CIC a perdu 2 % d’un mois sur l’autre, les prix étant généralement comprimés par la frilosité de l’intérêt acheteur à l’approche de la moisson principale chez un certain nombre de gros exportateurs.

(see chart)

Comme des replis des cotations à l’exportation en Amérique du Sud l’emportent sur une hausse modeste aux Etats-Unis, le sous-indice soja du GOI du CIC a affiché une perte nette de 1 %.