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Resume

FAITS SAILLANTS

A 2.295 millions de tonnes, les prévisions de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2021/22 sont rognées de 6 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, principalement du fait des récoltes sapées par la sécheresse en Amérique du Nord, notamment dans le cas du blé, de l’orge et de l’avoine. Les perspectives de consommation reculent de 4 millions de tonnes, surtout à cause d’un affouragement inférieur aux attentes, mais le total de l’utilisation devrait tout de même atteindre un record, à 2.295 millions, en hausse de 3 % d’une année sur l’autre. Comme une correction à la hausse pour le maïs n’absorbe qu’en partie des réductions formulées pour le blé et l’orge, les stocks mondiaux à la fin de 2021/22 sont placés en repli de 3 millions de tonnes sur le mois précédent, à 594 millions, quasiment inchangés par rapport à l’an dernier. Essentiellement du fait d’une hausse des expéditions d’orge à la Chine, la projection d’échanges mondiaux (juillet-juin) est majorée de 1 million de tonnes par rapport au mois dernier, à 419 millions (-2 % d’une année sur l’autre).

Les prévisions d’échanges mondiaux de soja en 2020/21 sont rognées de 4 millions de tonnes d’un mois sur l’autre, à 168 millions (-2 millions d’une année sur l’autre), pour traduire des expéditions moindres que prévu depuis des origines sud-américaines ces derniers mois. Les perspectives de production mondiale en 2021/22 sont écornées à 382 millions de tonnes (+19 millions) mais, du fait de l’ampleur des stocks d’ouverture, les approvisionnements progressent légèrement. Comme le total de l’utilisation est inchangé d’un mois sur l’autre, le cumul des stocks de report est rehaussé à 54 millions de tonnes, 9 % de plus que l’an dernier, y compris une hausse pour les principaux exportateurs. Les échanges sont projetés en légère baisse d’un mois sur l’autre, mais tout de même à un niveau record de 172 millions (+4 millions).

Les échanges mondiaux de riz en 2021 (janvier-décembre) ne sont guère changés d’un mois sur l’autre, à 46,5 millions de tonnes, une hausse des exportations de l’Inde faisant contraste avec des réductions chez les autres fournisseurs. Sur la base d’ajustements marginaux pour plusieurs producteurs, la production mondiale en 2021/22 fait 1 million de tonnes de moins que le mois dernier, à 511 millions (+6 millions d’une année sur l’autre). La réduction étant compensée par une hausse des stocks d’ouverture et comme la consommation n’évolue guère par rapport au mois dernier, les stocks mondiaux sont inchangés d’un mois sur l’autre, à 171 millions de tonnes (+1 million).

Comme de fortes hausses des prix à l’exportation du blé et du soja l’emportent sur des baisses pour ses autres éléments, l’Indice des céréales et des oléagineux du CIC (GOI) gagne 3 % d’un mois sur l’autre.

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VUE D’ENSEMBLE

Principalement du fait d’une forte hausse de la production de maïs (+74 millions de tonnes d’une année sur l’autre) à un nouveau pic, et alors que le blé affiche aussi un record (+15 millions), la production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2021/22 devrait atteindre un record absolu, à 2.295 millions (+4 % d’une année sur l’autre). Avec des hausses pour l’alimentation humaine (+12 millions de tonnes d’une année sur l’autre) et les usages industriels (+7 millions), mais avec l’augmentation la plus marquée pour l’affouragement (+37 millions), la consommation mondiale devrait grimper de 3 %, à un record absolu de 2.295 millions. Comme la croissance des disponibilités est plus ou moins compensée par une hausse de la demande, les stocks mondiaux à la fin de 2021/22 ne devraient guère afficher de changement, à 594 millions de tonnes. Comme de plus grosses expéditions à certains pays (notamment au Proche-Orient) pourraient ne pas compenser entièrement des volumes moindres importés par la Chine (volumes qui restent néanmoins à des niveaux historiquement élevés), le total mondial des échanges de céréales devrait se contracter de 7 millions de tonnes d’une année sur l’autre, à 419 millions.

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Les échanges mondiaux de soja devraient reculer de 1 % d’une année sur l’autre en 2020/21 du fait d’un repli modeste des expéditions à la Chine après les gains notables de l’année précédente. La production mondiale en 2021/22 devrait croître de 19 millions de tonnes d’une année sur l’autre, à un record de 382 millions, principalement en lien avec des hausses des superficies chez les principaux producteurs. La consommation est jugée croître de 3 % d’une année sur l’autre, à un nouveau pic, alors que les stocks pourraient augmenter pour la première fois en trois campagnes, notamment du fait d’une modeste hausse chez les principaux exportateurs. La demande mondiale à l’importation est provisoirement jugée renouer avec la croissance en 2021/22 du fait d’une modeste hausse des achats asiatiques.

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La production mondiale de riz en 2021/22 devrait atteindre un pic de 511 millions de tonnes (505 millions) en raison des gains attendus chez les principaux producteurs asiatiques. L’essor démographique devrait étayer une modeste hausse de la consommation, même si un repli de l’utilisation pour l’affouragement en Chine risque de brider la croissance. Des gains minimes en Inde et en Chine pourraient étayer une modeste augmentation des stocks. Malgré les incertitudes liées à la COVID-19 et la hausse des coûts de fret en conteneur, les échanges sont hypothétiquement jugés augmenter du fait de la demande africaine.

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RESUME DU MARCHE

Les cours mondiaux moyens à l’exportation ont affiché des tendances mixtes en juillet mais le GOI du CIC a tout de même grimpé de 3 % globalement et il est toujours nettement plus élevé que l’an dernier.

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Principalement du fait des préoccupations accrues soulevées par les cultures de printemps en Amérique du Nord, le sous-indice blé du GOI du CIC a gagné 5 % d’un mois sur l’autre.

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En partie du fait de la faiblesse saisonnière au Brésil, d’une demande étrangère terne et des perspectives globalement favorables dans l’est de la Corn Belt des Etats-Unis, le sous-indice maïs du GOI du CIC a perdu 3 %.

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Comprimé par une demande en berne et les pressions de la moisson chez certains exportateurs clés, le sous-indice riz du GOI du CIC a perdu 7 %, à son plus bas niveau en 18 mois.

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Le sous-indice soja du GOI du CIC a gagné 6 % nets, étayé par des données de stocks et de semis favorables publiées par l’USDA et par les débordements des huiles végétales et du canola.